Au printemps 2017 naît Debout pour l’école !, un collectif citoyen de réflexion et d’intervention sur l’éducation au Québec. Il désire placer les enjeux de l’éducation au cœur des débats de la société québécoise, car l’éducation est le socle d’une culture commune et du vivre ensemble. Debout pour l’école ! entend faire pression sur les décideurs des politiques éducatives pour qu’ils agissent dans le sens de ses revendications fondées sur des recherches, des rapports et des aspirations de mouvements citoyens des dernières décennies. Nos cinq chantiers sont des ateliers de réflexion et d’action sur l’éducation formelle et non formelle, du préscolaire à l’université.

Informations récentes

Quand les écrans font écran à l’enseignement – Ma mère a enseigné dans une école de rang. L’hiver, son amoureux est allé la chercher, ça n’avait pas de bon sens geler comme ça. C’était à N.-D. du Nord, à 20 km de Ville-Marie au Témiscamingue. Ma belle-sœur a enseigné dans une école de rang à des élèves de 1re à 7e année. Elle devait chauffer le poêle, manger et dormir sur place. C’était entre Sherbrooke et East Angus. J’ai enseigné à 60 élèves de première année secondaire dans un grand local tout en ciment, quatre mètres de haut, pas de fenêtres, chaises en fer. Un endroit que les prof appelaient L’Enfer. C’était à Antofagasta, au Nord du Chili. Enseigner, c’était difficile.Aujourd’hui, ma fille dit : On a beau essayer d’enlever les écrans des mains des enfants, même l’école leur demande d’en avoir. C’est à Longueuil. Aucun des trois prof mentionnés n’aimerait enseigner quand les écrans font écran à leur enseignement.Je souhaite courage, patience, inventivité aux prof ainsi qu’aux parents et élèves d’aujourd’hui.  Yves La Neuville, octogénaire avancé

La pandémie actuelle a donné un coup d’accélérateur à l’imposition des outils TICS en éducation. Lire les cours textes de Suzanne-G. Chartrand et visionner son entrevue, en cliquant sur ce lien.  Lire aussi les textes parus dans le Bulletin de liaison du syndicat des professeurs et professeures de l’Université du Québec à Montréal SPUQ-Info.

Le programme pour les maternelles : le chat sort du sac– Dans une lettre envoyée le 22 octobre au premier ministre et au ministre de l’Éducation, 60 experts s’insurgent sur le fait que la professeur Monique Brodeur dans un article dans Le Devoir du 20 octobre prenne l’initiative de dévoiler une décision ministérielle et blâment le manque de transparence et de démocratie dans le processus d’approbation de ce programme. Mais il y a plus, ils critiquent vigoureusement ce programme dont un des deux mandats est la PRÉVENTION des « difficultés d’apprentissage et de comportement » d’enfants de 4-5 ans et l’approche prédictive du comportement centrée sur l’identification de facteurs de risque, diagnostics et trop souvent médicalisation. Bref, le point de vue du ministre Roberge et de Mme Brodeur diffusé largement depuis quatre ans sur les liens intrinsèques entre maternelle, prévention et dépistage précoce vient d’être sérieusement mis à mal par des spécialistes acteurs du monde de la petite enfance (ce dont rend compte de façon superficielle, voire erroné l’article de G. Lepage dans Le Devoir du 24 octobre). Encore une preuve de l’autoritarisme de ce gouvernement et de l’orientation positiviste obtuse de son ministre de l’Éducation. Lire la lettre.

Ce qui nous inquiète dans le nouveau programme de maternelles, c’est certes le libellé des buts assignés aux maternelles, mais plus encore la vision positiviste et ses orientations normatives de la prévention, à caractère fondamentalement biomédical, qui s’en dégagent. Selon nous, une autre vision de la prévention est possible et souhaitable moins prédictive et davantage prévenante. Il devrait s’agir « moins de risques à prévenir que de potentiel de socialisation à faire émerger, à soutenir, et non à optimiser », comme le dit Michel Paraselli dans un texte qui expose un regard critique sur les enjeux politiques des programmes de prévention précoce au Québec et ailleurs. Accès au texte de Michel Paraselli : Du développement de l’enfant à son « développement optimal » Le dépistage précoce, pourquoi, pour qui ? Lire le texte paru dans Le Devoir du 17 novembre 2020 Remettre en question le dépistage précoce des troubles d’apprentissage.

À l’occasion de l’organisation des États généraux du numérique pour l’éducation, un ensemble d’associations s’est mobilisé en interpelant les élus de toute la France pour les mettre en garde contre l’invasion du numérique dans l’éducation, voir le document.

Bien que tous les membres de Debout pour l’école !  travaillent bénévolement, il demeure que nous avons des frais : honoraires du webmestre, frais de transport, location de salles, etc. Tous les dons sont les bienvenus Don

 

Les textes du collectif mis sur ce site adoptent les Rectifications orthographiques acceptées par l’Académie française en décembre 1990.